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Fiche CNPL numéro 33

L'aide
mémoire de l'animation : l'épiclèse
L'épiclèse
Programme
"L'épiclèse: par des invocations particulières, l'Église
implore la puissance divine, pour que les dons offerts par les hommes
soient consacrés, c'est-à-dire deviennent le Corps et le Sang du
Christ, et pour que la victime sans tâche, qui sera reçue dans la
communion, profite au salut de ceux qui vont y participer" (Présentation
générale du Missel romain, PGMR no. 55).
Points d'attention
Il y a deux épiclèses. La première est dite "préconsécratoire".
Elle appelle l'Esprit Saint sur le pain et le vin pour qu'ils soient
consacrés en corps et sang du Christ: "Sanctifie ces offrandes
en répandant sur elles ton Esprit; qu'elles deviennent pour nous le
corps et le sang de Jésus, le Christ, notre Seigneur" (Prière
eucharistique 2). La seconde (postconsécratoire) est du même type,
mais ce sont les communiants que l'Esprit Saint va consacrer en corps
du Christ: "Humblement, nous te demandons qu'en ayant part au
corps et au sang du Christ, nous soyons rassemblés par l'Esprit Saint
en un seul corps."
Pour la première, il est dit que le prêtre tient les mains étendues
sur les offrandes (c'est une imposition des mains). Il n'est rien dit
pour la seconde, sinon que le prêtre a les mains étendues comme pour
ce qui précède (l'anamnèse) et ce qui suit (les intercessions). On
peut cependant préciser qu'il y a plusieurs façons de tenir les
mains étendues, dont une où les mains sont davantage toumées vers
l'assemblée, et que c'est celle-là qui convient mieux ici.
Le ton, à cause de la nature même des épiclèses, doit être ici
proche du rectotono.
On peut mesurer l'intérêt que peut présente l'usage
d'invocations permettant à l'assemblée de donner du poids à ces épiclèses:
"Vienne l'Esprit..." Elles interviennent alors après la prière
du prêtre, et non avant, sous une forme qui tient plus du souhait
marquant l'adhésion de l'assemblée à l'épiclèse prononcée par le
prêtre que de la demande impérative réservée à ce dernier. Il est
à noter qu'elles demandent une participation prompte et naturelle de
l'assemblée, d'où la nécessité de refrains courts et connus
pouvant démarrer instantanément.
Le récit de l'institution
Programme
"Le récit de l'Institution et la consécration: par les
paroles et les actions du Christ s'accomplit le sacrifice que le
Christ lui même institua à la dernière Cène lorsqu'il offrit son
Corps et son Sang sous les espèces du pain et du vin, les donna à
manger et à boire aux Apôtres et leur laissa l'ordre de perpétuer
ce mystère" (PGMR no. 55).
Points d'attention
- Le lyrisme de la préface et l'aspect invocatoire de l'épiclèse
cèdent la place au récit, ni épopée (grandiloquente), ni
moment d'intimité (qui ferait baisser la voix). On redit -
toujours en s'adressant à Dieu - l'acte fondateur avec une
simplicité soutenue, vécue de l'intérieur. Les paroles consécratoires
n'ont pas besoin d'être prononcées de façon particulière. Il
suffit de bien respecter la ponctuation (exemple: la virgule après
"Prenez" qui empêche de faire la liaison avec le
"et" qui suit).
- Le prêtre, après chaque élévation, fait la génuflexion (ou
s'incline). Ce serait mal comprendre le sens que l'Eglise donne au
sacrement de l'eucharistie que de prolonger ce temps de silence
adorateur. L'adoration plus longue a lieu à la fin de
l'eucharistie, quand elle est parvenue à son terme, c'est-à-dire
après la communion. Ce qui suit immédiatement l'élévation et
la génuflexion, c'est l'acclamation! (voir "Il est
grand..." ou les autres formules.)
- Le prêtre élève l'hostie, puis le calice, pour permettre à
tous de regarder et d'adorer brièvement. Les fidèles s'inclinent
ensuite, quand le prêtre le fait lui-même après avoir reposé
l'hostie ou le calice.
- Le no. 21 de la PGMR précise que les fidèles s'agenouilleront
pour la consécration, mais il ajoute aussitôt: "à moins
que l'exiguïté des lieux ou le grand nombre des assistants ou
d'autres circonstances ne s'y opposent." Ce qui convient à
tel lieu précis ne peut donc pas être défini par une règle générale.
C'est un fait que la majorité des fidèles restent debout à la
consécration, et manifestent leur adoration en s'inclinant, plutôt
qu'en s'agenouillant.
On peut ici rappeler la pratique de l'Église ancienne telle que
saint Augustin nous la rapporte: "le dimanche..., nous prions
debout parce que c'est un signe de résurrection" (Epistola
55,28). Encore faudrait-il que les fidèles qui restent debout en ait
conscience!
On peut aussi rappeler, sur cette question, ce que dit la PGMR no.
20: "les attitudes communes que tous les participants doivent
observer sont un signe de la communauté et de l'unité de l'assemblée."
Les attitudes liturgiques communes l'emportent donc sur les attitudes
de la dévotion privée.
CNPL - juin 1999
Centre National de Pastorale Liturgique
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